My Husband is Capable - manolo mylonas
     
My Husband is Capable
In his time, for economic reasons, Thomas Sankara institutionalized the use of the moped as the official means of transport to replace State cars. Camico mopeds were distributed to all the country’s prefectures. But this decision to force the prefects, “state personalities”, to use the same transport as the middle class was seen to certain as a bad joke, and they gave their “service moped” to their staff for their own personal use and errands, keeping their Peugeot 504 for themselves.
Ouagadougou is the capital of the moped! But the phenomenon is not only in Ouagadougou, but also in Benin and Mali, providing fierce competition. One of the popular, wise Dagara proverbs says to the chick that has yet to grow its wings “that not everyone has access to food, up on the terrace.”
And in Burkina Faso, considering the level of wages, not everyone has access to a car…so the dream settles upon a moped in all its forms; from the Camico to the CT transformed into a P50 with the CG125, the Honda, the "Yamaha”; until more recent inventions such as the JC, very sought after by young girls etc. The medias exploited the situation. On large publicity panels, we could read, “My husband is capable” accompanied by an image of a very beautiful woman sitting upon a “Lady Yamaha”, which explicitly portrays the ideal husband as being one who has money.

"Mon mari est capable "- Traduction en francais
En son temps, par souci d'économie, Thomas Sankara avait institutionnalisé l'usage de la mobylette comme moyen officiel de déplacement en lieu et place des voitures de l'état. Des mobylettes Camico furent alors distribuées à tous les préfets du pays. Mais cette décision d'obliger les préfets, des personnalités de l'état, à consommer les mêmes produits que la classe moyenne passait, aux yeux de certains, pour une plaisanterie de mauvais goût, certains avait plutôt réaffecté sa "mob de service" leur personnel pour les usages et courses divers, et se servait, eux, de leur Peugeot 504 dans tous ses déplacements. Ouagadougou est la capitale de la mobylette! Oh ! Pas seulement Ouagadougou, car le Benin et le Mali lui font une concurrence féroce! Dans tous les cas, le phénomène est le mëme ! Un dicton de la sagesse populaire dagara fait dire par le poussin qui n'a pas encore poussé d'ailes à« qu'il n'est pas donné tout le monde d'accéder à  la nourriture, en haut, sur la terrasse " De même, au Burkina Faso, vu le niveau des salaires , il n'est pas donné à tout le monde de posséder une voiture, le rêve porte sur l'acquisition d'une mobylette et tous les goûts sont là  : de la Camico à  la CT transformé en P50 en passant par la CG125, la Honda, la " Yamaha "jusqu'aux inventions plus récentes comme les JC très prisées des jeunes filles, etc. Les médias exploitent la situation, des grands panneaux font face à la place sur lesquels on peut lire « mon mari est capable », une publicité qui montre une très belle image de la femme de choix assise sur une à« Yamaha dame ", et qui implicitement fait aussi l'éloge d'un mari dont l'idéal résiderait dans sa capacité à financer.
Bobodiolasso. Burkina faso © manolo Mylonas
Top